La phrase complexe : subordination et coordination
Objectifs pédagogiques :
- Distinguer phrase simple et phrase complexe
- Identifier les mécanismes de coordination et de subordination
- Utiliser correctement les conjonctions et les pronoms relatifs
1. Définition de la phrase complexe
Une phrase complexe contient plusieurs verbes conjugués, et donc plusieurs propositions. Une proposition est un groupe de mots organisé autour d’un verbe conjugué. Exemple : « Je pense que tu as raison. » contient deux propositions : « Je pense » et « que tu as raison ». Il existe trois façons de relier des propositions : la juxtaposition (par une virgule ou un point-virgule), la coordination (par une conjonction de coordination : mais, ou, et, donc, or, ni, car) et la subordination.
2. La coordination
La coordination relie deux propositions de même niveau grammatical (indépendantes) par une conjonction de coordination. Les conjonctions les plus courantes sont : MAIS (opposition), OU (alternative), ET (addition), DONC (conséquence), OR (opposition logique), NI (négation), CAR (cause). Exemple : « Il pleut, donc je prends mon parapluie. » Chaque proposition conserve son indépendance syntaxique : elles pourraient exister seules.
Les adverbes de liaison peuvent aussi jouer un rôle de coordination logique : cependant, pourtant, en effet, alors, puis, enfin. Exemple : « Il était fatigué ; cependant il continua son travail. »
3. La subordination
La subordination relie une proposition principale à une proposition subordonnée, qui dépend d’elle grammaticalement. La subordonnée ne peut pas exister seule. Exemple : « Je souhaite que tu réussisses. » → principale : « Je souhaite », subordonnée complétive : « que tu réussisses ». Il existe plusieurs types de subordonnées.
4. Types de subordonnées
La subordonnée relative : introduite par un pronom relatif (qui, que, dont, où, lequel, etc.), elle complète un nom (antécédent). Exemple : « L’élève qui travaille réussira. » → subordonnée relative : « qui travaille » complète le nom « l’élève ».
La subordonnée complétive (conjonctive) : introduite par « que », elle complète le verbe de la principale. Exemple : « Je crois que tu as raison. »
La subordonnée circonstancielle : introduite par une conjonction de subordination (quand, parce que, bien que, afin que, si, etc.), elle donne une information sur les circonstances de l’action. Exemples : « Quand il arrive, nous dînerons. » (temps) — « Il est sorti parce qu’il faisait beau. » (cause) — « Si tu veux, je t’aiderai. » (condition).
5. Exercices d’application
Exercice 1 : Identifiez le type de relation (coordination ou subordination) : « J’irai au cinéma si j’ai terminé mes devoirs. »
Réponse : Subordination (subordonnée circonstancielle de condition introduite par « si »).
Exercice 2 : Transformez : « Le professeur explique la leçon. Les élèves écoutent attentivement. » en une phrase complexe.
Plusieurs possibilités : « Le professeur explique la leçon et les élèves écoutent attentivement. » (coordination) ou « Les élèves écoutent attentivement le professeur qui explique la leçon. » (subordination relative).
Résumé :
La phrase complexe enrichit l’expression écrite et orale. Elle se construit par juxtaposition, coordination (même niveau) ou subordination (hiérarchie grammaticale). Maîtriser ces mécanismes est essentiel pour réussir les épreuves de rédaction et de compréhension de l’écrit au lycée.
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